Interview réalisée en octobre 2007 à partir d'extraits d'émissions
- Encore un
accident !
- Oui. Si je mets bout à bout mes points de suture, ça fait une cicatrice même pas j’en parle. A force je connais un paquet d’ambulanciers, ceux qui m’ont ramassé, ça fait un paquet de gens qui
me souhaitent la bonne année.. (B:10/6/4) Dans la chute ce qui fait mal, c’est le contact parce que sinon la chute est plutôt agréable (B:21/6/4).
- Vous êtes un vrai casse-cou ! Ce n'est pas dangereux de travailler avec vous
- En six ans et demi de bigdil, qui était un jeu très sportif, on n'a pas eu un seul point de suture… sauf moi ! (B:6/7/4)
- Commençons par le commencement : Pourquoi Lagaf' ?
- Lagaf' ça vient du club. C'est un pote qui s'appelle Patrick Muget qui m'a appelé comme ça parce que j'ai failli noyer un enfant involontairement. J'étais dans l'eau dans la mer noire en
Bulgarie et puis on m'a dit "tiens, prenez-le un peu pendant que je me baigne" et choroloploum ! il est tombé dans l'eau on a mis trente secondes pour le trouver vraiment l'envers. On m'a dit
"toi, t'es vraiment la gaffe " ça m'est resté.
- Et Vincent, dites moi c'est votre vrai prénom. Vous n'en avez pas d'autres ?
- Si, je m'appelle Vincent Pierre Jean Colette (C: 22/8/5)
- Il paraît que vous n'avez lu aucun livre dans votre vie…
- C'est faux mais les livres que j’ai lus dans ma vie peuvent se compter sur les doigts d’une main accidentée. (C:5/8/5). A l’école, par mesure d’économies, je n’achetais pas les livres.
(C:11/7/5). Un des seuls livres que j'ai lu, c'est Eugénie Grandet : il fallait le lire et rendre un devoir.(C:25/8/6) En fait, j'ai plutôt appris à lire dans les bulles. Toute ma culture
historique française, c'est Astérix (C:13/2/6). Un jour, un journaliste me demande comme vous "Vous aimez lire ? Quel auteur ?". Je réponds "20 à 25 centimètres".[C]
- Vous êtiez un cancre !
- Moi j’étais un déconneur : les avions, ils avaient une gueule d’avion (B:9/2/4). L'école ne m'intéressait pas. Mais par exemble le théorème de Pythagore, c'est le truc que j’ai appris par
cœur juste pour embêter mon prof (C:7/7/5). J'ai pas appris grand chose à l'école mais ça je l'ai su (C 9/8/6). Il faut dire que le cartable est souvent très lourd, c’est pour ça que j’ai
vite arrêté l’école.(C:6/7/5)
- Ca vous a manqué de ne pas avoir fait d'études ?
- Un peu au début, pour écrire des trucs sans trop de faute. Le seul dipôme que j'ai passé c'était au collège agricole de l'Ile de la Sorge. Moi aussi, j'ai fait des études et ça m'a servi à
rien, regardez où j'en suis (C:21/3/6). Mais, au Bigdil ou à Crésus, j'ai reçu des candidats avec Bac+7 pour faire le bigdil…Moi, j’ai fait Bac-6 : je suis le tôlier (B:18/5/4). Et on ne peut pas
avoir les mains dans la mécanique et dans la littérature (C:15/7/5).
- Parlez nous de votre enfance.
- J'ai grandi à Aix-en-Provence
- C'était une ville très calme ?
- Surtout depuis que je l'ai quittée.(C:10/8/6)
- Je garde des bons souvenirs comme lorsque que mon père Mon père m’emmenait au Jardin du Luxembourg nourrir les pigeons (B:7/7/4). Je crois avoir aussi été à Venise avec mes parents
(C:22/8/5).
- Qu'est-ce que vous aimiez quand vous étiez petit ou jeune ?
- Beaucoup de choses…
- Par exemple…
- Ben, le deuxième sport national français, c'est la télé (C:15/8/5). Happy Days, qu'est-ce que j'aimais cette série quand j'étais gamin (C:11/7/6). Goldorak, j’était petit, j’avais peur
(C:7/7/5). Et puis, je pense à Claude François : c'est frais, c'est populaire, ça se danse sans envie, c'est ma jeunesse (C:24/8/6).
- Il vous a beaucoup inspiré… Mais le goût de la scène ne vous est pas venue tout de suite. Vous avez été pompier, vous n'en gardez pas que des bons souvenirs…
- Oui, pour mon service militaire… Maintenant il y a des psychologues dans les casernes parce qu'il y a des images qui restent et qui vous pourrissent certaines nuits..
- Vous avez été G.O. ensuite ? C'était un job alimentaire ?
- Le salaire c'est le chèque qu’on fait en fin de saison pour payer le bar. (B:27/5/4)
- Comment c'étaient vos débuts ?
- Gérard Louvin dit souvent : « il faut dix ans pour réussir du jour au lendemain » (B:18/5/4). Au début, il n’y a qu’un truc qu’on ne fait pas c’est construire le théâtre (B:18/5/4).
Le reste, on fait tout. C'est la Belgique qui m’a vu naître artistiquement.(B:22/6/4). Mais, en fait, la première fois que j'ai exercé mon métier, c'était aux Etats-Unis : je ne parlais pas
la langue alors je devais être visuel. (c:28/3/6)
- Parlons de vos hobbies. Vous êtes très sportif…
- Oui mais l'athlétisme, il n'y a pas de moteurs, pas de bruit, ça m'intéresse beaucoup moins. Et puis, le 400 mètres haies, moi, une minute, ça me suffirait pas pour sauter les haies, alors le
400 mètres ! (C:10/8/5). A l'école, quand il y avait des courses, j'étais chronomètre ! Je monnayais les temps ! L'argent de poche que j'ai pu me faire ! (C:9/1/6). Il y a deux choses que je fais
bien : le jet et le con (C: 26/7/5)
- A part les sports mécaniques, quels sont vos loisirs ?
- J'en ai beaucoup. La reptophilie, j'y prends grand plaisir (C:29/5/6). J’ai planté des chênes pour fare des poutres (B:15/6/4). Je fais aussi des selles. J'aurais adoré jouer du
piano. Je préférerais poser des notes sur un clavier plutôt des mots sur une table de chevet (C : mai 06)
- Et le cinéma… On imagine que vous préférez les films comiques…
- Oui, mais pas seulement. Devant les films émouvants, je suis en larmes (B:13/2/4). Par exemple, J'ai adoré "Le grand chemin". C'est mon film préféré. Borhinger est extraordinaire dans le rôle
de pochtron (C:17/5/6).
- Et la musique…
- Dernièrement, j'ai adoré l'album "Entre deux gares" d'Alain Bashung. Je trouve que Raphaël a beaucoup de talent…
- Je vois que vous avez des tatouages sur l'épaule?
- Oui et dans mon dos, j’ai un tatouage : j’ai la vague de Debussy avec Poséîdon et son trident. Je ne serait pas fait tatoué, je ne le serais pas (C:18/7/5).
- On vous voit peu dans les endroits publics
- Autant j'aime le public, autant j'ai peur des gens. Je peux pas traverser un marché couvert ou une foule. Je suis agoraphobe. Au début, les gens m'arrachaient les cheveux ! (C:26/7/5).
- Au démarrage de l'Or à l'appel, vous répondiez à la question "Etes vous riche ?" pas encore. Et maintenant ?
- Quand vous avez du pognon, soit vous avez des amis, soit vous avez des taxes.(C:26/7/5)
Une montre à 20 euros donne la même heure qu'une montre plus chère. Quand t'es en retard, même avec une montre à dix plaques, t'es en retard (C:17/5/6).
- Vous ne faîtes pas de pub ?
- Moi, le seul truc qu'on m'a proposé, c'était pour des saucisses ! (C:17/5/6)
- Qu'est ce qui vous plait dans l'animation ?
- Moi ce que j'aime en tant qu'animateur c'est d'être une star, que tout est prêt (C:10/7/6). Et quel bonheur tous les soirs de se faire applaudir, que j'aime ça ! Les cris, le bonheur, les
filles qui s'évanouissent, rien que pour ça je fais le plus beau métier du monde.(C:17/8/6)
- Vous attendez une reconnaissance…
- En attendant la légion d'honneur, elle est étrangère pour moi (C:18/8/6).
- Les critiques ne vous ont jamais épargné
- Oui. Guy Carlier, c'est un des rares mecs qui aime ce que je fais. Pour un critique, c'est rare. (c:3/4/6
- Autre chose à rajouter ?
- Je n'ai qu'une oreille percée mais je n'ai jamais rien accroché dessus. Et c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes, encore faut-il avoir les bons légumes.26/7/5
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