Derrière Bill, c'était Gilles Vautier. Lagaf' n'est pas mal en bleu lui non plus !
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Les larmes et le rire
4 novembre 1999
Dans un dil, une candidate sourde-muette.Celle-ci mime à sa partenaire non sourde-muette des objets. Patrice Dupond,
ex danseur étoile de l'opéra a vu ce jour-là cette émission. Il a été "bouleversé". "Le jour où j'ai découvert le bigdil, c'était le jour où une femme muette - accompagnée de son interprète -
participait. Elle a gagné [une voiture] et a explosé de bonheur. Il y avait une telle émotion que j'en ai pleuré. J'aurais peut-être l'air ridicule en racontant cela, mais je m'en fous.
L'important, c'est de donner du bonheur aux autres."
Après les larmes, les rires. Les casteurs du Bigdil ne se sont pas trompés en sélectionnant ce candidat loufoque qui
prendrait presque la place de Lagaf'… Il est intarissable sur sa passion des automates et a du mal à se concentrer pour le jeu de Bill.
Pour le coup de téléphone qui suit, Lagaf' décide donc de laisse sa place à ce candidat. Il va même jusqu'à lui passer
sa veste (orange) et s'esquive. Le candidat ne se démonte pas et fait croire à son interlocuteur au téléphnone que Vincent a eu un accident et ne peut lui parler.
On retrouvera ce candidat ensuite dans Combien ça coûte et Tous ego où il présentera ces automates.
Les voisins
Un soir, Lagaf' s'enfuit du plateau, sans explication. Il s'en va dans les coulisses du plateau suivi par un
cameraman. Deux ou trois couloirs plus tard, il se retrouve sur le plateau d'Attention à la marche où se tourne l'émission. Jean-Luc Reichman, voyant débouler son collègue sur son plateau, ne
sait quoi répondre lorsque Lagaf' lui demande "rouge ou noir ?". Ne cherchant pas à comprendre il répond rouge (ou noir). Il comprendra en regardant l'émission : c'est un jeu de roulette et le
candidat aidé par Lagaf' doit demander la couleur à des personnes choisies au hasard.
Lagaf', grand farceur, aimait aussi faire des apparitions furtives dans "Le Juste Prix" de Philippe Risoli.
Mais c'est l'équipe de "Y'a pas photo" qui fit une surprise au candidat en se retrouvant derrière le rideau avec une
invitation pour assister à l'enregistrement de leur émission.
Il y a les voisins que l'on aime, et ceux avec qui c'est la guerre froide. Ce fut le cas de lofteurs de
M6, enfermés dans leur prison télévisuelle à quelques dizaines de mètres du studio du bigdil.
Les samedis aussi
Je vous parle d'un temps où TF1 n'avait que Lagaf' pour cartonner en access. Le samedi les émissions de bêtisier se
succédaient et les audiences étaient toujours aussi mauvaises. Du coup, TF1 demanda à Lagaf' de faire le samedi aussi. Plus de tarvail pour l'équipe du bigdil mais que du bonheur pour nous. Le
samedi, on n'avait pas derrière nous une journée d'école ou de travail, ni les devoirs à faire. C'était différent : il ne s'agissait pas de se détendre du stress de la journée, il s'agissait
juste de se divertir. Pour ces quelques samedis du printemps 2000, Lagaf' nous concocta des spéciales formidables, notamment des spéciales superdotations (5 voitures mis en jeu).
"Le" costume de Lagaf' pour le bigdil : classe et élégance !
Je me souviens particulièrement d'une spéciale Mille et une nuits (le 27 mai). Le décor habituel était masqué par un
décor sorti tout droit des aventures d'Ali Baba ; la soucoupe de Bill était par exemple transformé en une lampe magique.
Avant l'émission, je regardais + clair sur Canal +, présenté par Fogiel. J'avais peur de rater le début du bigdil et
zapper sans cesse entre la une et la quatre.
Lagaf' arriva sur un dromadaire, revêtu du costume d'Ali Baba et les gafettes étaient déguisés en splendides déesses
de l'Orient.
Le dernier jeu, le clou du spectacle, n'avait jamais été fait. Le candidat devait monter avec une corde pour
toucher un cadeau sur un énorme coussin suspendu en haut du plateau et le gagner. Le dernier cadeau mis sur le tapis volant fut une voiture à 50 000 F
! Imaginez : il suffisait de monter jusqu'en haut pour gagner la voiture en haut. Plus d'un candidat aurait aimé être à la place de l'heureux chanceux qui ne se fit pas prier pour grimper
à la corde. La voiture remportée, il n'y avait pas de raison de prendre le rideau… Et pourtant, il y avait voiture deux fois plus cher.
C'était comme ça le bigdil : des énormes surprises autant pour les candidats que les téléspectateurs.
Et la 500e. Quelle 500e ! Rien que le lancement de l'émission. Lagaf', les gafettes et Luc Alphan,
tous en kart, foncent exploser un panneau en polystryrène où est ou plutôt était écrit un gros 500.
Dommage qu'il n'y eut pas le bigdil les derniers samedi de juin à cause de l'Euro 2000.
Comment il s'appelle déjà ?
L : Jean-Paul, que faites-vous ?
Ca : Ben écoutez Jean-Jacques
L : Jean-Pierre ! Pardon !
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